Découvrir Oms

Oms est un petit village du sud de la France (code postal 66400). Le village est situé dans le département des Pyrénées-Orientales en région occitanie.

Le nom d’Oms vient de Ulmus, l’orme, arbre  très présent dans la région.  En 899 le lieu est désigné en tant que Villa Ulmis, puis en 941 Locum Ulmos. En 973 c’est Villa Hulmo. En 1121  le nom se stabilise pour “Ulmis” (les Ormes) qui deviendra OMS  en catalan mais le nom des habitants gardera cette première appellation: aujourd’hui Oms abrite 170 Ulmiennes et  162 Ulmiens. En 1968 la population de Oms comptait 160 habitants pour 332 en 2017

Ballade dans le temps et l’espace à Oms

L’histoire d’Oms commence  très tôt. C’est au néolithique que l’on trouve les traces des  premiers habitants du lieu qui  érigèrent un menhir  appelé maintenant El Roc del Ram, (le rocher du Rameau) un monument mégalithique comme il en existe un peu partout dans les Aspres (Dolmens,  menhirs,  pierres gravées) dont on situe les origines entre 4500 et 2500 ans avant JC.

 

Sautons quelques milliers d’années pour nous retrouver au IX ème siècle où il est fait mention du village sous le nom de villa Ulmis en 899. 1000 ans plus tard, une ballade dans les ruelles étroites typiquement méditerranéennes vous permettra de découvrir,

L’église paroissiale dédiée à St Jean L’Evangéliste, au cœur du village, elle est mentionnée dès 1011. Extérieurement, les origines romanes de l’édifice sont attestées par l’abside romane, en partie englobée dans des constructions postérieures, le clocher fortifié (remanié) et le portail roman, à trois voussures.

L’église est composée d’une nef unique de trois travées (les deux dernières travées étant flanquées de chapelles latérales de part et d’autre), terminée par une abside semi-circulaire voûtée en cul-de-four. Il s’agit ainsi d’un plan classique pour un édifice roman.  La cloche en bronze date de 1403. A l’intérieur, on trouve le sarcophage en marbre de Bernât d’Oms (XIIIème siècle, classé comme monument historique en 1912.

A côté de l’église  une partie de l’ancienne muraille du  château dont on trouve des archives à partir de 1253 est  seule encore visible près de  l’inscription ‘Portanella’. Toutefois les  Ulmiens  l’appellent ‘Anell’.

 

Continuons la ballade en direction de la fontaine datée de 1699 et rénovée en 1829, plus personne ne vient s’y rafraichir ou chanter en lavant son linge mais elle offre une pause ombragée lors de la visite. Hélas vous ne pourrez plus prendre un petit glaçon dans la ruelle du nom “Pou de la Neu” (puits à neige) pour le déposer dans votre boisson préférée  car le puits à glace a disparu.  Le puits était rempli de neige chaque hiver. Elle  se  transformait en glace sous la pression. L’orientation  nord et la profondeur du  puits permettaient  de conserver la glace jusqu’à la fin de  l’été aidé aussi par l’ajout de glace des montagnes transportée à dos d’âne. (cela avant le réchauffement climatique car il y a bien longtemps que les contreforts du Canigou ne présentent plus de neige dés le mois d’avril)

L’ancienne école,  le restaurant/bistrot/commerce préféré des Ulmiens garde un lien avec son lointain passé car il est devenu le lieu de restauration des petits écoliers. A la pause de midi, les murs de l’ancienne école peuvent renouer avec leur vocation historique.

Sur la photo de l’école en 1886 où la population d’Oms était de 453 habitants à l’époque, on peut compter 14 écoliers et 12 écolières accompagnés de leur  maitre et maitresse.

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La Croix des Outrages à l’entrée d’Oms en venant de Llauro est une représentation naïve de la Passion de Christ. Vous ne manquerez pas d’aller lire les explications au pied de la croix sur ses origines.


Nous passerons sur l’histoire des seigneurs d’Oms, traditionnels faits de  guerres et de luttes de pouvoir pour nous intéresser aux habitants du village qui vivaient essentiellement de l’agriculture;  céréales, viticulture,  élevage étaient les principales sources de subsistances.

Plus récemment les récoltes (levée) du chêne liège dans les suberaies  pour alimenter les fabriques de bouchons (Le Boulou), du chêne vert pour le tannage des peaux, et   de rhizome  de  bruyère pour la fabrication d’ébauchon de pipes (fabrique de Bouleternère) amélioraient l’ordinaire des villageois.

Il y avait au moins une tuilerie et un four à chaux à Oms pour les besoins du village et des alentours. Les ruines d’un four a chaux sont encore visibles sur la pente Est de la colline de la Calcine.

Deux ballades pour terminer et avoir une  haute vision de l’Oms

*Monter à pied vers l’antenne qui surplombe le village à l’ouest, vous aurez une vision époustouflante du Canigou, de la chaine des  Pyrénées, de la plaine Roussillon et de la mer.

*Faire la randonnée de la Calcine (Balisée depuis Oms) et aller observer la table d’orientation au sommet de la Calcine.

►Randonnée de la Calcine-Départ Oms Facile 2h30 6,3km

merci à Ian S. pour sa contribution à la rédaction de cette page